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Départ le 21 avril à 6h20 de Laveline-du-Houx, tout près de la maison, la sacoche chargée avec tapis de sol et sac de couchage. Les premiers kilomètres jusqu’à Épinal se déroulent sans difficulté, dans la fraîcheur du matin. En passant par Archettes, les premières pentes se présentent : la montée des Cuveaux met rapidement dans l’ambiance. À midi, pause à Saulxures avant de repartir en direction de Morbieux, Sûre, puis la montée de Ramonchamp et le passage en Haute-Saône. La “petite Finlande” porte bien son nom : les étangs s’enchaînent dans un décor magnifique. Ravitaillement à la supérette de Servance, puis attaque de l’une des ascensions les plus exigeantes jusqu’à Belfahy. À chaque coup de pédale, j’ai l’impression que la roue avant va se lever. Le parcours continue ensuite, alternant descentes et côtes cabossées jusqu’au Le Thillot, où je m’accorde une nouvelle pause à Saint-Maurice. Au sommet du col du Page, je réalise que la moitié du parcours est déjà derrière moi. Le soleil décline à la chaume du Grand Ventron. L’idée de m’arrêter près du refuge CAF me traverse l’esprit. J’hésite… puis décide de continuer tant qu’il fait encore jour. S’ensuit une descente vers l’Alsace, avant de remonter sur Geishouse. À 22h30, un abri bus, accompagné d’une fontaine, devient un refuge idéal pour la nuit. Le 22 avril, 4h. Il est temps de repartir. Au Markstein, le vent souffle violemment et le compteur affiche -4°C. Malgré le cuissard long et les deux vestes, le froid est mordant. Difficile de se réchauffer. Direction Linthal, où les montées s’enchaînent, entrecoupées d’un long passage en gravel : mes pneus de 32 mm y trouvent tout leur intérêt. À Munster, la fatigue commence à bien se faire sentir. Une pause s’impose. Un peu plus loin, à Soultzeren, mon ami Pascal me rejoint et m’accompagne jusqu’au col du Bonhomme. La discussion rend les kilomètres plus légers. De retour dans les Vosges, le tracé devient plus sinueux, enchaînant petites routes et détours pour contourner Fraize et Plainfaing. Le passage par le défilé de Straiture revient à plusieurs reprises, avec notamment la découverte de la petite route forestière qui domine le défilé, interminable montée qui marque les jambes. Puis viennent Xonrupt-Longemer et Gérardmer, sur des routes désormais familières. Il ne reste plus qu’à profiter, notamment de la belle descente d’Hérigoutte, avant de boucler la boucle. Il est 16h20 lorsque j’arrive à Laveline. 34 heures d’efforts pour aller au bout. Une trace exigeante et magnifique, faite de routes souvent méconnues. Cette aventure m’a appris à mieux gérer l’effort, l’hydratation, l’alimentation… mais surtout le mental. Une expérience intense, marquante — et clairement à refaire.
