Joel CORDONNIER

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RDS terminée !!! Ouf !!
Me voilà en train de réaliser qu’il faudrait que je me prépare pour mon prochain défi « Les Bermudes 1000 ». L’année dernière j’étais parti chez mon frère vers Rambouillet pour plus de 500 km à travers le centre de la France. Cette année, j’ai réfléchi au local et pourquoi pas la RDS ? C’était parti, Stéphane Brogniart m’avait prévenu…C’est dur, extrême et tu vas peut-être jouer avec la météo Vosgienne. Pas grave on va gérer, je ne me décourage pas et j’en cause à mon ami Eric avec qui je partage les routes Touloises le dimanche matin....il a la même approche du sport que moi…banco, ce sera le WE du 1er mai. Je me souviendrai de ce vendredi 1er mai matin entre le muguet pour mon épouse et ce trajet en train vers le point de départ à Epinal, on respire à plein poumons cette quiétude de l'aventure à venir. Nous sommes donc en selle à 11h30. Les premiers kilomètres sont vraiment cool, on profite, on avale les kms, on s’arrête pour se restaurer et tout d’un coup en passant par Sapois et devant chez Stéphane Brogniart, les choses sérieuses commencent avec les premiers tas de bois à scier ! L’objectif d’Éric était d’arriver au Thillot avec une moyenne comprise entre 18 et 20 km/h. Je l’ai laissé penser mais alerter que cela ne serait pas tenable. Les montées sèches s’accumulent au gré des kms avec leurs pentes oscillant entre 10 et 20%, un véritable défi au pied des bosses et un soulagement au sommet. Mais que dire des descentes où l'on ne se repose jamais finalement tellement elles te tabassent toutes, extrême vigilance requise. Heureusement que mes pneus de 40 amortissent les chocs. La traversé du plateau des milles étangs me place dans un sentiment de quiétude indéfinissable tellement c’est beau et apaisant à la fois, on a l’impression d’avancée sur des routes cette fois un peu plus carrossables…Mais le pire est à venir avec cette montée vers Belfahy. Je l’ai déjà faite plusieurs fois mais je ne me souvenais plus tellement ces coups de culs te laminent au fur et à mesure le mental. Mon ami se souviendra de son 50-34 et 11-32 à l'AR ! Et ce ne sera pas fini car direction Servance tu prends une voie dans les bois pas très carrossable non plus et là tu reprends un dessert. Heureusement que notre halte au Thillot arrive à point nommé vers 21h00 pour récupérer un peu malgré mes maux d'estomac qui m'empêchent de m'alimenter. Le réveil à 3h sonne la délivrance et le PdJ gargantuesque avant de repartir affronter ces beaux paysages. La partie "plate" se fait de nuit et arrive au col du Haag dans une bonne forme mais à mon rythme car Eric est toujours devant 😉 mais il m'attend, c'était un peu le contrat, on monte à notre cadence mais on fait la route ensemble. L'objectif de la journée est Munster, les bosses s'enchaînent et me font mal à la tête alors je décide de la sieste flash au bord de la route dans chacune d'entre elles. La stratégie est payante car je tiens bon. On arrive à Munster un peu rognés et d'un commun accord, on fait le point sur la stratégie à adopter pour arriver le lendemain à Epinal...Il est 17h, on avale un bonne Pizza, on ravitaille, on reprend la route en direction du Lac Blanc avec un arrêt Bivouac à 21h00 au col de Wettstein. La nuit fut salutaire et reposante malgré un réveil à 3h. Personne sur la route et on enchaine Lac Blanc Bonhomme au PdJ qui sera finalement pris à Plainfaing, seule boulangerie ouverte à 6h30 dans le coin. Petit souvenir de la Bernadette sur des routes connues nous permet de rallier Gérardmer vers 10h pour une excellente tarte à la myrtille dégoulinante ! Dans notre tête, c'était bon, on allait y arriver à ce bon port d'Epinal 😉 Le reste n'est que descentes et montées mais moins raides. Une petite halte au ravito de la route verte nous permet, avec la gentillesse des bénévoles, de prendre les dernières cartouches de ravitaillement pour en finir. Malgré un fort vent défavorable, nous traversons les derniers villages magnifiques. On arrive finalement au Camping d'Epinal à 14h et après quelques photos souvenirs, direction la gare pour le trajet retour. Nous avions prévu de faire les derniers km vers Toul en vélo mais je crois que là nous en avions assez. Juste le temps d'arriver et de prendre le premier train qui s'offre à nous. Voilà, la RDS est terminée, franchement un sacré dossier qu'il faut préparer dans sa tête et dans les jambes. Merci à Eric pour sa présence, sa bienveillance et la complicité que l'on a pu découvrir développer entre nous.