Herve ROMANN

Ceci est votre profil. Personnalisez-le en déposant votre photo et complétant les différentes rubriques. Vous pourrez également nous partager le récit de votre aventure lorsque vous aurez bouclé la RDS !

L’état de ce compte est Approuvés

Ce compte n’a pas encore ajouté d’informations à son profil.

RDS terminée !!! Ouf !!
TL ; DR : Une bien belle épreuve imaginée par Simon parti sur la trace des sagards, les scieurs de bois. Si le parcours est très majoritairement sur route il y a toute de même certaines routes forestières dont l’enrobé est en mauvais état ou gravillonné. Je conseille de partir avec des pneus de 28 mm au moins voire 30mm en raison de l’état des routes forestières et un développement adapté aux montées raides. Les pentes supérieures à 12% et plus ne sont pas rares. Par chance le tracé de la Route des Sagards passe à 10 km de la maison. Je choisis de partir au niveau de l’ancienne scierie du Florival. Un signe. Sur le papier, rouler 400 km ne me fait pas trop peur d’autant que je connais bien les 120 premiers kilomètres entre Linthal et Gérardmer et aussi un petit bout de la partie en Haute-Saône. « Ça sent le sapin ». Je démarre de nuit, à 5h00, à la lumière de la pleine lune par la montée au Boelnesgrab. La première partie se passe tranquillement et je mouline dans toutes les montées pour ne pas trop me fatiguer. Je ne croise personne sur la route jusqu’au Wettstein : pas de voiture, pas de vélo. J’enchaine le lac Noir, le lac Blanc, le col du Calvaire, le col du Bonhomme et enfin le col du Pré de Raves et sa descente sur route forestière. Le revêtement est plutôt bon et ça passe bien en vélo de route. Arrivé à Longemer je tombe sur le triathlon de la Vallée des Lacs et il y a foule. Je me faufile comme je peux entre les barrières et les spectateurs, obligé de faire des détours. Comme je suis un peu en avance sur mon programme, je prends un peu de temps à Gérardmer pour manger au resto et prendre un café. Je sais que les 80 km à venir sont assez roulant (700m de d+) et la portion sur stabilisé le long de l’eau est sympa. Je m’attendais à une portion monotone, mais c’est plutôt plaisant… ça se paiera plus tard. « Finir entre quatre planches ». L’enchainement des trois bosses après Eloyes (+1500 m en 45 km) est dur à gérer après 200 km de selle. Je commence à accuser le coup. La nuit tombe et je sais que sans repos je n’irai plus très loin. Arrivé à Saulxure je cherche sans succès un hôtel pendant 45 minutes. Le seul hôtel de la ville est complet et les gites ne décrochent plus le téléphone à cette heure. C’est soit passer la nuit dans un abribus, soit continuer de nuit vers le col de Morbieux et espérer trouver un abri. Une voiture s’arrête au croisement où je me trouve, baisse la vitre et j’entends juste : « Route des Sagards ?» Coup de chance improbable. Hugo et Justine me proposent de passer la nuit sur le canapé du salon, un sandwich et même une douche. Ils sont tous les deux fans de rando, de trail et de vélo. C’était le destin ! Je profite de ces quelques lignes pour les remercier encore une fois pour leur hospitalité et leur gentillesse. « Du bois dont on fait les hommes ». A 5H le réveil sonne. Il fait nuit noire, trop la flemme. Je finis par me lever avec une heure de retard. Mes habits de la veille ne sont ni mouillés ni secs, juste poisseux. Je passe le col de Morbieux et le col de la Sure aux premières lueurs du jour et je me dis que sans la nuit de repos j’aurai eu du mal à grimper. Km 271, la Haute-Saône n’est plus très loin. La boucle est assez sympa sur cette petite route au milieu des Milles Etangs. Curieusement je n’en n’avais pas gardé un bon souvenir la dernier fois que j’étais venu rouler ici. En direction de Belfahy, je me souviens que la veille Hugo a mentionné ce nom l’air de dire que ça grimpe bien dans ce coin. C’est exactement ça, la rue des Martins depuis la Forge est raide et interminable. Au village, je m’arrête un peu au cimetière pour refaire le plein des gourdes. A la sortie village, juste un peu plus haut arrive le sommet du col des Chevrières et son panneau « Tour de France 2014 ». La descente est à l’ombre et est aussi gravillonnée qu’un pierrier. Ils n’ont pas dû être déçu du voyage en 2014… Je me fais surprendre en freinant dans les gravillons et parviens tant bien que mal à ne pas m’étaler. Petit avertissement sans frais. Le col des Croix marque le retour dans les Vosges. Cela signifie que les deux tiers du parcours sont faits. Un petit café et une mini tarte au myrtille au col et s’est reparti direction Fresse et sa longue voie verte vers Bussang. Ça sent doucement la quille. Je pensais rentrer par le col d’Oderen mais on passe finalement par la route forestière du Ventron, puis le col du Page et enfin le Bramont. Maintenant ça descend et il ne restera que la montée au Haag par la voie verte fraichement macadamisée. Je me prends à espérer une glace au lac de Kruth mais le parcours passe par l’arrière du lac… déception. Saint-Amarin. J’attaque difficilement la première montée à 12% sous le cagnard et je me fais dépasser par deux VTT électriques qui grimpent sans effort. Petite pause sur le ban au boit de la montée. Je suis au bout de ma vie. La suite ne s’arrange pas, j’ai beaucoup de mal dans la montée de voie verte alors que je pensais pouvoir monter tranquillement sur le dernier pignon comme à chaque fois que je suis cuit. Cette fois c’est le calvaire et je zigzague sur la route. A partir du replat ça va mieux, la pente s’adoucie. Encore quelques minutes et j’aperçois enfin le toit de la ferme auberge du Haag. Je sais que le plus dur est derrière moi et j’en profite pour boire un verre en terrasse. Je pense à la dernière petite cote de 2 km sur la route forestière de Remspach que je connais bien et qui sera la 30è et dernière montée d’après mon GPS. Je file vers le Markstein et le faux plat fait du bien. Il y a assez peu de voiture sur la route pour un dimanche donc pas problème je pourrai me faire plaisir dans la descente. Passé le Lac de Lauch, je bifurque pour prendre la petite cote de la route forestière du Remspach qui passe sans problème et puis nouvelle descente vers l’église de Linthal. Une fois sur la RD430, on y est presque plus que quelques kilomètres pour retrouver la scierie. La boucle est bouclée à 16h, soit près de 36h après mon départ la veille. Vivement le printemps prochain pour refaire un tour.