Herve ROMANN

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TL ; DR : Une bien belle Ă©preuve imaginĂ©e par Simon parti sur la trace des sagards, les scieurs de bois. Si le parcours est trĂšs majoritairement sur route il y a toute de mĂȘme certaines routes forestiĂšres dont l’enrobĂ© est en mauvais Ă©tat ou gravillonnĂ©. Je conseille de partir avec des pneus de 28 mm au moins voire 30mm en raison de l’état des routes forestiĂšres et un dĂ©veloppement adaptĂ© aux montĂ©es raides. Les pentes supĂ©rieures Ă  12% et plus ne sont pas rares. Par chance le tracĂ© de la Route des Sagards passe Ă  10 km de la maison. Je choisis de partir au niveau de l’ancienne scierie du Florival. Un signe. Sur le papier, rouler 400 km ne me fait pas trop peur d’autant que je connais bien les 120 premiers kilomĂštres entre Linthal et GĂ©rardmer et aussi un petit bout de la partie en Haute-SaĂŽne. « Ça sent le sapin ». Je dĂ©marre de nuit, Ă  5h00, Ă  la lumiĂšre de la pleine lune par la montĂ©e au Boelnesgrab. La premiĂšre partie se passe tranquillement et je mouline dans toutes les montĂ©es pour ne pas trop me fatiguer. Je ne croise personne sur la route jusqu’au Wettstein : pas de voiture, pas de vĂ©lo. J’enchaine le lac Noir, le lac Blanc, le col du Calvaire, le col du Bonhomme et enfin le col du PrĂ© de Raves et sa descente sur route forestiĂšre. Le revĂȘtement est plutĂŽt bon et ça passe bien en vĂ©lo de route. ArrivĂ© Ă  Longemer je tombe sur le triathlon de la VallĂ©e des Lacs et il y a foule. Je me faufile comme je peux entre les barriĂšres et les spectateurs, obligĂ© de faire des dĂ©tours. Comme je suis un peu en avance sur mon programme, je prends un peu de temps Ă  GĂ©rardmer pour manger au resto et prendre un cafĂ©. Je sais que les 80 km Ă  venir sont assez roulant (700m de d+) et la portion sur stabilisĂ© le long de l’eau est sympa. Je m’attendais Ă  une portion monotone, mais c’est plutĂŽt plaisant
 ça se paiera plus tard. « Finir entre quatre planches ». L’enchainement des trois bosses aprĂšs Eloyes (+1500 m en 45 km) est dur Ă  gĂ©rer aprĂšs 200 km de selle. Je commence Ă  accuser le coup. La nuit tombe et je sais que sans repos je n’irai plus trĂšs loin. ArrivĂ© Ă  Saulxure je cherche sans succĂšs un hĂŽtel pendant 45 minutes. Le seul hĂŽtel de la ville est complet et les gites ne dĂ©crochent plus le tĂ©lĂ©phone Ă  cette heure. C’est soit passer la nuit dans un abribus, soit continuer de nuit vers le col de Morbieux et espĂ©rer trouver un abri. Une voiture s’arrĂȘte au croisement oĂč je me trouve, baisse la vitre et j’entends juste : « Route des Sagards ?» Coup de chance improbable. Hugo et Justine me proposent de passer la nuit sur le canapĂ© du salon, un sandwich et mĂȘme une douche. Ils sont tous les deux fans de rando, de trail et de vĂ©lo. C’était le destin ! Je profite de ces quelques lignes pour les remercier encore une fois pour leur hospitalitĂ© et leur gentillesse. « Du bois dont on fait les hommes ». A 5H le rĂ©veil sonne. Il fait nuit noire, trop la flemme. Je finis par me lever avec une heure de retard. Mes habits de la veille ne sont ni mouillĂ©s ni secs, juste poisseux. Je passe le col de Morbieux et le col de la Sure aux premiĂšres lueurs du jour et je me dis que sans la nuit de repos j’aurai eu du mal Ă  grimper. Km 271, la Haute-SaĂŽne n’est plus trĂšs loin. La boucle est assez sympa sur cette petite route au milieu des Milles Etangs. Curieusement je n’en n’avais pas gardĂ© un bon souvenir la dernier fois que j’étais venu rouler ici. En direction de Belfahy, je me souviens que la veille Hugo a mentionnĂ© ce nom l’air de dire que ça grimpe bien dans ce coin. C’est exactement ça, la rue des Martins depuis la Forge est raide et interminable. Au village, je m’arrĂȘte un peu au cimetiĂšre pour refaire le plein des gourdes. A la sortie village, juste un peu plus haut arrive le sommet du col des ChevriĂšres et son panneau « Tour de France 2014 ». La descente est Ă  l’ombre et est aussi gravillonnĂ©e qu’un pierrier. Ils n’ont pas dĂ» ĂȘtre déçu du voyage en 2014
 Je me fais surprendre en freinant dans les gravillons et parviens tant bien que mal Ă  ne pas m’étaler. Petit avertissement sans frais. Le col des Croix marque le retour dans les Vosges. Cela signifie que les deux tiers du parcours sont faits. Un petit cafĂ© et une mini tarte au myrtille au col et s’est reparti direction Fresse et sa longue voie verte vers Bussang. Ça sent doucement la quille. Je pensais rentrer par le col d’Oderen mais on passe finalement par la route forestiĂšre du Ventron, puis le col du Page et enfin le Bramont. Maintenant ça descend et il ne restera que la montĂ©e au Haag par la voie verte fraichement macadamisĂ©e. Je me prends Ă  espĂ©rer une glace au lac de Kruth mais le parcours passe par l’arriĂšre du lac
 dĂ©ception. Saint-Amarin. J’attaque difficilement la premiĂšre montĂ©e Ă  12% sous le cagnard et je me fais dĂ©passer par deux VTT Ă©lectriques qui grimpent sans effort. Petite pause sur le ban au boit de la montĂ©e. Je suis au bout de ma vie. La suite ne s’arrange pas, j’ai beaucoup de mal dans la montĂ©e de voie verte alors que je pensais pouvoir monter tranquillement sur le dernier pignon comme Ă  chaque fois que je suis cuit. Cette fois c’est le calvaire et je zigzague sur la route. A partir du replat ça va mieux, la pente s’adoucie. Encore quelques minutes et j’aperçois enfin le toit de la ferme auberge du Haag. Je sais que le plus dur est derriĂšre moi et j’en profite pour boire un verre en terrasse. Je pense Ă  la derniĂšre petite cote de 2 km sur la route forestiĂšre de Remspach que je connais bien et qui sera la 30Ăš et derniĂšre montĂ©e d’aprĂšs mon GPS. Je file vers le Markstein et le faux plat fait du bien. Il y a assez peu de voiture sur la route pour un dimanche donc pas problĂšme je pourrai me faire plaisir dans la descente. PassĂ© le Lac de Lauch, je bifurque pour prendre la petite cote de la route forestiĂšre du Remspach qui passe sans problĂšme et puis nouvelle descente vers l’église de Linthal. Une fois sur la RD430, on y est presque plus que quelques kilomĂštres pour retrouver la scierie. La boucle est bouclĂ©e Ă  16h, soit prĂšs de 36h aprĂšs mon dĂ©part la veille. Vivement le printemps prochain pour refaire un tour.